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 Au fil des manoeuvres d' aiguilles

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cheron jean-luc
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MessageSujet: Au fil des manoeuvres d' aiguilles   Jeu 7 Avr - 22:42

Bonjour tous,

Depuis le temps que je transpire sur les aiguilles et surtout sur leur moteur, je me suis dit que ma petite expérience pourrait intéresser quelques uns d' entre vous.
Bien que mes interventions concernent surtout la partie mécanique du problème, j' aborderai   également l' aspect électrique , avec le concours de l' ami Jacques , notre spécialiste incontesté du câblage de ces appareils et également du réseau.

Dans un souci de réalisme concernant le déplacement des lames d' aiguilles et dans la recherche d' un système "intelligent" capable de recevoir et de transmettre des informations, l' utilisation de commandes à l' aide d' un moteur lent associé à des contacts auxiliaires s' imposait d' emblée.
Déjà, il y a... 20 ans, lors de la construction de feu notre réseau rue J-J Rousseau, cette idée avait été développée, associée à l' informatisation du système d' exploitation des trains. Une première, surtout vu la taille du réseau.

Notre choix de l' époque s' est porté sur le modèle développé par la firme Lématec (Lémaco en 1995) dont les caractéristiques correspondaient exactement à ce que nous recherchions. Nous avons également acquis des moteurs Fulgurex dont la conception et les finalités sont très proches des Lématec.
Tous les moteurs que nous installons aujourd' hui sont des appareils de réemploi qui ont été sauvegardés lors du démontage de notre ancien réseau. Le discutable système mécanique associé à ces moteurs ayant nécessité le perçage d' un trou de 3mm dans le timon de commande, leur installation nécessite aujourd' hui une adaptation dont nous aurions sans doute pu nous passer. Pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué, voire tordu!

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Sur cette vue scandaleusement pompée sur le net mais traduite en français, on voit un  schéma décrivant l' aspect visuel d' un moteur Fulgurex avec ses principaux éléments. Un moteur Lématec présenterait une vue assez voisine, la principale différence résidant dans le fait que son timon n' est opérationnel que d' un seul côté, ceci donnant un léger avantage avantage au Fulgurex sur un plan pratique.

Suite au prochain numéro.
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cheron jean-luc
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MessageSujet: Re: Au fil des manoeuvres d' aiguilles   Ven 8 Avr - 23:50

Bonsoir,

Aujourd'hui, nous allons étudier le principe de commande directe à partir du timon.
Ce dispositif présente l' intérêt de nécessiter un minimum de place.
Les matériaux servant à sa réalisation sont d' un usage courant en modélisme, à savoir de la petite tôle fine de diam. 0.5 et de la corde à piano de diam. 0.8, suffisant pour assurer la manoeuvre et plaquer les lames fermement.

Attention:
Dans tous les cas que nous allons passer en revue, il faut démonter les dispositifs de ressorts qui plaquent les lames automatiquement sous l' action des commandes en clic/clac par le système  de bobines optionnel souvent proposé par le fabricant. La traverse qui supporte les lames doit être libre  de toute contrainte pour faciliter son déplacement.
Il est également préférable d' effectuer la soudure des fils d' alimentation des files de rails et du coeur ( si vous utilisez des coeurs non isolés) ainsi que les trous de passage de ces fils dans la planche avant l' opération définitive de pose.

D' abord, un petit schéma pour poser le problème:




Il existe plusieurs possibilités pour réaliser ce type de commande.

Les deux parties d' image situées à gauche  montrent deux exemples de possibilité.
Celle du haut consiste en un assemblage entre deux pièces. L' une est une tôle de laiton épaisseur 0.5 ou d' acier doux percée et fendue d'un  trait de scie dans laquelle on insère une corde  à piano préalablement pliée. On soude le tout à l' étain comme indiqué et on le visse dans le timon percé à 2 avec un petit boulon du même diamètre.

Le montage du bas est plus difficile à mettre en oeuvre.
Il est constitué d' une vis de 3 en laiton percée au diam. 1 dans sa longueur et la corde à piano est soudée à l' intérieur. Difficile à réaliser le perçage sans se servir d' un mini tour à métaux, donc à éviter si vous ne disposez pas de cette machine.

Dans la partie droite de l' image, je vous montre un schéma explicite du montage.

Vous remarquerez que la planche qui supporte la voie a été percée sous la traverse de manoeuvre d' un trou oblong long d' une quinzaine de mm et large de cinq.
Il est impératif que ce "charcutage" ne soit effectué que lorsque la position de l' aiguille est définitive.

On retrouve le système décrit plus haut, monté vissé dans le timon, en position "neutre", à mi-course du déplacement total. Les deux traits en pointillé correspondent aux deux positions extrêmes du timon.
La forme en U de la corde à piano donne de la souplesse et la longueur de la plus grande branche du U mesure une trentaine de mm. Ne pas oublier d' ajouter une dizaine de mm à cette longueur avant montage définitif. L' excédent sera tronçonné "soigneusemen"t à la meule émeri montée sur la mini-perceuse.
La corde à piano de 0.8 mm a une "puissance" largement suffisante pour déplacer la traverse et plaquer les lames, si l' aiguille est neuve.
Il m' est arrivé d' être obligé de passer à un diam. de 1 mm pour manoeuvrer des aiguilles de réemploi récalcitrantes.

Quant à la puissance fournie par le moteur, elle est amplement suffisante dans tous les cas. La double réduction fournit un couple de tracteur au timon.

Petit paragraphe concernant la soudure à l' étain:
La corde à piano, la tôle d' acier et le laiton se soudent facilement avec un fer et de l' étain pour l' électronique. La condition sine qua non pour qu' une soudure à l' étain soit réussie et solide réside dans la qualité du décapage préalable des pièces à souder.
L' emploi de toile émeri et de pâte décapante est vivement conseillé.

Pour le montage définitif, bien repérer les emplacements des vis de fixation dans la planche. 2 vis suffisent à tenir l' ensemble. Avec l' habitude, on monte l' ensemble du premier coup...
Pour plus de sécurité, il vous est possible de fixer le moteur sur une platine dotée de 2 fentes qui autoriseront un déplacement de quelques mm suffisants pour parfaire le réglage.


Vue suivante:
Détail du montage avec vis percée et écrous à monter dans le timon préalablement percé.



Enfin et ce sera tout pour aujourd'hui, une variante qui autorise un montage du moteur sur chant, dans les cas difficiles. Ceci nécessite la confection d' une équerre en tôle pliée. Vous observerez les lumières allongées facilitant le réglage.


Ce ne sont pas les solutions qui manquent pour résoudre les différents problèmes que vous risquez de rencontrer.
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cheron jean-luc
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MessageSujet: Re: Au fil des manoeuvres d' aiguilles   Lun 11 Avr - 23:21

Bonsoir tous,

Le principe général de la commande des aiguilles et le premier des types de transmission ayant été développés précédemment, nous allons aborder aujourd' hui la commande à distance.

Notre réseau, bien que d' un principe simple, mais dont la morphologie est elle quelque peu complexe a nécessité des méthodes de travail que l' AMHA n' avait jamais encore expérimentées. La principale de ces "nouvelles " méthode consiste en une amélioration sensible des conditions de travail suite à une revendication du syndicat des vieux modélistes arthritiques. Terminées les séances de punitions collectives sous le réseau d' où nous ressortions le dos cassé et la nuque endolorie. De toute façon, les raideurs s' étant déplacées et accentuées, nous ne pourrions plus assurer.
Le plan de voie étant établi définitivement, les grandes zones d' aiguilles ont été délimitées et isolées sur un support monolithique dressé à la verticale permettant de travailler confortablement pour ne plus avoir, une fois tout les chantier pose des moteurs et câblage finis, que la mise en place définitive et quelques dominos à raccorder. Cette méthode nécessite cependant une sérieuse étude préalable pour disposer les moteurs de façon à ce qu' ils soient aisément accessibles pour la maintenance, voire un éventuel échange standard.

Il subsiste, sur notre réseau, des zones superposées particulièrement délicates d' accès  dont nous avions sous estimé l' importance. On ne peut pas tout prévoir.
La seule solution pour  résoudre ces problèmes d' accès réside simplement dans la possibilité qui nous est offerte de pouvoir déporter les commandes d' aiguilles. Comme je l' écrivais en amont, le timon des moteurs est apte à fournir une force importante bien suffisante pour assurer une transmission à distance par l' intermédiaire d' une tige rigide et des paliers intermédiaires.

Exemple de chantier en cours ,  les moteurs étant en place sans leur cablage complet. La délimitation définie par le trapèze bleu correspond à la zone d' accès difficile sous laquelle passent les 4 voies entrée/sortie de la gare terminus.



Vous aurez sans doute remarqué un croisement des tiges de commande, rien à priori n' interdisant cet artifice pour autant que les tiges ne frottent pas l'une sur l' autre.
L' intervalle entre les équerres de guidage ne doit pas excéder dix à douze centimètres sous risque de flambage de la tige .
Le trou de passage de la tige de 1mm dans l' équerre est à peine supérieur au diamètre de la tige, soit 1,2mm pour assurer un déplacement avec un jeu minimum mais sans serrage.

Vue suivante, gros plan sur les croisements de tiges de manoeuvre qui ont été légèrement déformées pour éviter celle du dessous. Notez au passage le système de réglage simple, fiable et peu onéreux assuré par un domino serrant deux tiges séparées, le tout étant proche du moteur.



Gros plan sur la commande finale de l' aiguille. Sans commentaire.
Un petit commentaire quand même. L' idée m' est venue, mais trop tard, qu' il était souhaitable de décaler les perçages pour faciliter le passage de la lame du tournevis sans nuire au fonctionnement de l' ensemble.



Petite variante avec renvoi d' angle pour réaliser une commande dont la tige arrive sensiblement perpendiculairement au déplacement de la traverse d' aiguille. C' est la copie conforme de la commande utilisée en aéro modélisme avec un palonnier. Mais ici, c' est du tout laiton "fait maison".

Dans le chemin de fer réel, ce système est bien antérieur à l' aéronautique!


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cheron jean-luc
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MessageSujet: Re: Au fil des manoeuvres d' aiguilles   Sam 16 Avr - 22:21

Continuons par d' autres exemples et par un cas où l' accès aux aiguilles est particulièrement délicat.
Dans le cas présent, les moteurs sont à 80 cm des aiguilles et la technique employée est directement issue de l' aéromodélisme. La tige de commande coulisse dans une gaine fixe reliée au support sur la quasi totalité de sa longueur. Une fois huilée, la tige coulisse facilement et ne demande aucun effort important au moteur.

Voici une vue de la planchette verticale de support des moteurs.



Et ci-après une vue de l' autre extrémité du système. Il n' y a aucun autre guidage entre les deux extrémités des gaines qui sont souples, ce qui nécessite une fixation solide au support. Bien que la souplesse des gaines leur autorise une certaine courbure, il y a intérêt à ne pas trop l' accentuer, ce qui occasionnerait un frottement trop important entre la tige et son fourreau.



Passons maintenant au dernier cas de figure développé avec le concours de Stéphane qui m' a construit un supportage aux petits oignons.
Nous sommes encore dans un cas de superposition de plans de voie avec un tirant d' air compromettant les circulations des voies inférieures et l' obligation de déporter les moteurs. Par contre, aucun problème de fixation pour le moteur car nous sommes dans une zone sans décor. Un moteur est posé et l' autre tige attend le sien.





Enfin, pour en terminer avec la partie "mécanique" du volet aiguilles, deux vues du faisceau de la gare terminus ou l' on rencontre une grande concentration d' appareils de voie de tous types . Ils ont été disposés judicieusement en fonction des renforts indispensables à une bonne tenue de l' ensemble du plan de voies dont la longueur avoisine les trois mètres.

Avec d' abord l' endroit du plan de voies dans sa position verticale de chantier confortable.


Puis l' envers avant pivotement et positionnement que nous espérons définitif, tout ayant été câblé et dûment testé avant la manoeuvre.

En règle générale, chaque problème doit trouver sa solution, avec un peu de réflexion.
Et s' il n' y a pas de solution, c' est qu' il n' y a pas de problème, selon le fameux dicton shadockien bien connu.

Une année de travail mené à bien par une équipe multidisciplinaire motivée!

Le prochain et dernier épisode concernera les aspects câblage des moteurs et leurs liaisons avec les rails qu' ils alimentent en fonction de leur position.
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